Partager l'article ! Le Baron Caraïbes, de Salaber: Le titre seul avait de quoi m'intéresser: pour "Caraïbes", je ne c ...
Dans cette colonne figurent les rubriques qui présentent le roman ou le poursuivent, l'augmentent de façon tentaculaire.
A l'origine, Avel était un blog dont le but, outre, à la marge, la présentation du roman, était de faire découvrir la littérature haïtienne et la "matière de Bretagne" dans tous ses états. Ce double objectif, débordé même par quelques articles de réflexion ou d'humeur, aboutit aujourd'hui à la construction de ce nouveau site, centré sur le roman. L'autre partie, l'autre Avel, est toujours visible ici
Le titre seul avait de quoi m'intéresser: pour "Caraïbes", je ne crois pas avoir besoin de donner mes raisons; quant à "Baron", cela m'évoquait la troupe des lwa (dieux vaudou) qui règnent sur les cimetières: Baron Samedi, le plus connu, mais aussi Baron Lacroix, Baron Novembre... Rien de tout ça en réalité, quoique... le Baron en question n'est pas un dieu, mais tout le monde ne partage pas cette certitude, et il fascine et inquiète tout autant.
Les personnages? Le Baron, incontestablement, un Basque, un Antillais de Marie-Galante, les épouses, une mère, de la famille donc, la police comme il se doit, et toute une population comme public, ami, complice.
Salaber joue avec son lecteur: vous voulez de l'aventure? de l'action? du frisson? Vous en aurez, mais derrière les apparences, les choses ne sont pas toujours ce qu'on croit, et ce qui vaut pour les personnages vaut aussi pour le roman lui-même.
Cela manque de précision? Je sais, et je vous renvoie pour cela à la page de présentation de l'ouvrage sur le site de l'auteur: salaberiko.com . En réalité, ce roman porté par une écriture énergique et généreuse est celui d'une amitié hors du commun, et d'un amour pour le genre humain, d'une foi dans ce que cet animal étrange peut devenir quand, sans vanité ni avidité d'aucune sorte, il ose s'estimer à sa juste valeur. Et pour cela, rien de mieux que de montrer la vitalité de la société antillaise.
Outre le lot attendu de ti-punchs, de zouk et de doudous, l'approche se fait par une sympathie sans condescendance qui permet de traverser la carte postale au-delà des clichés. Salaber dit la convivialité en révélant la sagesse qui la sous-tend et non en l'accoquinant avec une quelconque superficialité.
Le PDF est librement téléchargeable, alors tentez le coup. Si vous êtes convaincu(es) et que vous préférez d'autres modes de lecture, la version papier vous tend les bras.
Ce roman a obtenu le Label WBE, dont les caractéristiques sont lisibles ici: Label littéraire
WBE
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